- Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi n'y est pas allé avec douceur, dans ses critiques contre d'anciens ministres du gouvernement Chahed, lorsqu'il a affirmé que certains sont corrompus. Mais, au retour, ce sont "les mauvaises interprétations" de certaines parties qui sont mises en cause, parce que le président d'Ennahdha qui a cherché à pavoiser, ne voulait pas dire ce qu'il avait dit.Le mouvement Ennahdha a affirmé hier que dans son intervention lors de la réunion du groupe parlementaire du parti, Rached Ghannouchi, son président n'avait pas l'intention de porter atteinte, directement ou indirectement, aux ministres sortants dont Imed Hammami du mouvement Ennahdha.
Dans une déclaration, Ennahdha précise que dans ses déclarations, Rached Ghannouchi n'accuse personne de corruption, il parle plutôt des critères adoptés dans l'évaluation des candidatures en concertation avec le chef du gouvernement qui a choisi par lui-même les membres de sa nouvelle équipe.
Le mouvement dit regretter les interprétations hâtives de certaines parties, exprimant son respect pour tous les ministres sortants.
Samedi dernier, le président d'Ennahdha a déclaré que son mouvement "est une organisation démocratique et un modèle de l'action organisée", estimant que toute secousse à l'intérieur du parti est de nature à affecter le pays comme a été le cas avec les divisions au sein de Nidaa Tounès et leurs répercussions sur la scène publique.
Lorsqu'il y a eu divergence de vue entre les deux têtes de l'exécutif, Ennahdha a demandé le retour à la Constitution et au parlement comme premier centre de pouvoir politique dans le pays, a-t-il soutenu.
Ghannouchi a affirmé l'attachement au consensus avec toutes les parties dont Nidaa Tounès. Il a fait observer que "le mouvement n'occupe désormais plus la deuxième place. Il est une composante principale du paysage politique tunisien qui n'a, pourtant, jamais cherché à le montrer dans la nouvelle composition du gouvernement. Ennahdha s'est contenté "d'améliorer sa présence" et d'opposer son véto à la nomination de certaines personnalités qui ne sont pas à leur place. Ce qui veut dire, en quelque sorte que les nominations avaient eu l'aval du parti islamiste, au préalable, soit que ce mouvement est le seul décideur, actuellement.
Pourtant, le chef d'Ennahdha a dit, clairement, que "le parti a posé des vetos sur des personnes qu'il a estimées inadéquates aux postes lors du dernier remaniement. Ceux que nous estimons être des éléments corrompus ou incompétents ont été remplacés par d'autres plus compétents".
Posté Le : 20/11/2018
Posté par : infos-tunisie
Source : www.letemps.com.tn