Bizerte - ACTUALITES

Kamel Ben Amara : la France a fait pression pour que je sois limogé !


Le maire de Bizerte, Kamel Ben Amara, est intervenu, vendredi 2 décembre 2022, sur les ondes de Mosaïque FM, pour revenir sur les circonstances de son limogeage décidé par le président de la République, Kaïs Saïed.« Ce qui est arrivé est ridicule (') j'ai appris mon limogeage par une notification de l'un de mes amis qui m'a envoyé une copie du Jort. Il paraît qu'il y a une manipulation des dates pour que je ne puisse pas faire appel de la décision, mais je le ferai. Ce qui s'est passé est honteux et le recours sera très facile, pour commencer cette décision ne peut pas émaner du président de la République (') Le sujet qui se cache derrière tout ceci est l'affaire auprès de la Cour africaine et la plainte déposée contre l'Etat français pour dédommagements suites aux crimes commis en 1961 et je suis presque sûr que la France a fait pression pour que je sois limogé », a-t-il assuré.


Le président de la République, Kaïs Saïed, sur proposition du ministre de l'Intérieur, Taoufik Charfeddine, a décidé de mettre fin aux fonctions de Kamel Ben Amara, maire de Bizerte et ancien membre du bloc d'Ennahdha à l'Assemblée nationale constituante.
Une décision prise en vertu du décret n° 2022-916 du 28 novembre 2022, publié au Jort N°131 du 1 décembre 2022.
Les raisons évoquées sont : « des fautes lourdes commises par l'élu, comprenant la violation de la loi et la compromission grave de l'intérêt général ».

Cette décision a été prise, apprend-on, notamment après un rapport du gouverneur de Bizerte, Samir Abdellaoui, à la date du 25 novembre. Dans ce rapport, il est question d'une convocation adressée par le gouverneur à Kamel Ben Amara en vue de son audition. En réponse, le maire de Bizerte a refusé de se soumettre aux instructions du gouverneur.
Le maire limogé de Bizerte a indiqué, hier, qu'il rejette le décret présidentiel de sa révocation.
Dans une vidéo publiée sur la page de la municipalité de Bizerte, Kamel Ben Amara a affirmé qu'il n'était pas surpris par cette décision ajoutant que "cela fait un an qu'on essaye de faire main-basse sur la municipalité de Bizerte et sur tous les pouvoirs dans le pays".
Il a considéré qu'il était un maire légitime élu, soulignant qu'il ferait recours au Tribunal administratif pour contester ce décret qui n'a aucune valeur selon lui. En revanche, il a déclaré qu'il accepterait la décision que le tribunal prononcera à ce sujet.
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