Les beach bars, devenus à la mode depuis quelques années sur les côtes tunisiennes, sont dans la ligne de mire des services municipaux. Une campagne de démantèlement de ces installations a démarré à Bizerte récemment où plusieurs propriétaires de beach bars ont vu leurs paillottes démontées.
Cette campagne se poursuit, selon le directeur régional de l'Agence de protection et d'aménagement du littoral (Apal), Hatem Mattoussi. Il a déclaré, au micro d'Amine Bouneoues sur Shems FM, que des interventions avaient été opérées à Raf Raf, Bizerte Nord et les Grottes.
Rappelant que les plages sont des biens publics dont tout le monde a le droit de profiter, il a assuré que les aménagements doivent faire l'objet d'une autorisation temporaire d'occupation du domaine public. « Selon la loi, les aménagements ne doivent pas s'étendre sur une superficie qui dépasse la moitié de la superficie de la plage. Ils sont soumis à des autorisations d'occupation délivrées par le ministère de l'Environnement en plus de la licence d'activité délivrée par la municipalité », a-t-il expliqué notant que l'Apal ' relevant du ministère de l'Environnement ' ne peut délivrer des autorisations d'occupation qu'une fois la licence d'activité obtenue auprès de la municipalité.
Interpellé sur les motifs de démantèlement de certaines installations, Hatem Mattoussi a précisé que les beach bars concernés par cette décision avaient commis plusieurs infractions. « Certains n'ont pas d'autorisation, d'autres ont dépassé le nombre d'installations autorisées' », a-t-il avancé notant que les investisseurs qui souhaitent installer des paillotes doivent impérativement passer par le circuit administratif classique et obtenir des autorisations.
Le responsable a affirmé que plusieurs unités de contrôle étaient mobilisées pour s'assurer du respect des conditions d'installation sur cette plage à haute valeur environnementale et classée zone sensible.
Posté Le : 11/07/2023
Posté par : infos-tunisie
Source : www.businessnews.com.tn